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Articles

État et consommateurs impuissants

A Dakar comme un peu partout au Sénégal, les prix de certaines denrées alimentaires connaissent une hausse inquiétante. Entre l'huile, le sucre ou même la viande, tout est devenu plus cher. Les acteurs évoquent diverses raisons et somment le ministère du Commerce de réorganiser le secteur. Mariama Dalanda Bah vient à peine de rentrer du marché. La jeune femme de 28 ans a du mal à contenir ses émotions, la hausse du prix de certaines denrées la laisse sans voix. « Vous imaginez que le kilo de viande coûte 4800 FCFA, si cela continue ainsi, on risque de pas beaucoup en manger les jours à venir », s’énerve-t-elle. Affalée sur les carreaux marrons de sa chambre dans un vieil immeuble à Colobane, elle enchaine : « mon mari adore la viande, mais avec ma dépense quotidienne de 5000 francs, si j’achète un kilo de viande, il ne me restera plus rien ». Entre inquiétude et dégout, les mères de famille constatent avec désarroi que ce n’est pas simplement le prix de la viande qui a connu une ha...

Quand le bleu blanc règne en maitre

Vous arrive t’il de vous demander pourquoi une personne a porté telle ou telle couleur. Que se cache t-il derrière le choix d’une couleur. Et bien dans la cour du Cesti le Bleu et le blanc se sont largement distinguées dans le choix vestimentaire.Du bonnet au babouche, de la chemise, au caftan, en passant par les grands boubous ou même jeans, ils s’imposent dans le placards du vendredi, question de charisme, de pureté , confiance ou sagesse voir générosité… réponse Midi à l’horloge, certains étudiants du centre d’études des sciences et techniques de l’information commencent déjà à sortir du bâtiment principal. En plein air sous un ciel bleu teinté de nuages blancs, agrémenté d’un climat assez paisible, souffle un vent chaud et froid. Ces jeunes accompagnés d’ « ainés» et de « grands » se laissent bercer dans le bal de star, la « photographie ». A peine regroupés le shooting peut débuter. Sur ces premiers pas de danse, ce sont les pros, les garants de la qualité qui sont recherchés...

Fact checking : la pandémie a t-elle engendré une hausse des cas d’excision au Sénégal et une augmentation de 30% des cas de mariages d’enfants ?

E n marge de la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales, le média français France Info a publié un article intitulé : « Le covid 19 met un coup d’arrêt à des années de progrès dans la lutte contre l’excision ». Le média y indique "qu'au Sénégal, 26 % des femmes sont victimes de mutilations génitales féminines et que la pratique revient à cause de la pandémie de covid 19 ”. France Info ajoute également "qu'u ne augmentation de 30% des mariages d’enfants a été notée à cause de la pandémie”. Capture d'écran de l'article de FranceInfo Quelle est la source de France Info?  Une seule source est mentionnée dans l'article à propos d'une augmentation de 30% des cas de mariage d'enfants au Sénégal, il s'agit de l'ONG World Vision . Nous avons contacté l'auteur de l'article, Nathanaël Charbonnier, pour connaître la source des autres affirmations et données contenues dans la publication. Il nous a indiqué av...

Etienne Minoungou sur les Traces de Felwine

Devant un public séduit, Etienne Minoungou a présenté « Traces. Discours aux nations africaines » un texte de Felwine Sarr. Sur la scène du théâtre verdure de l’Institut français de Dakar, l’acteur a agrémenté le monologue d’une musique sous divers instruments, ce jeudi 27 mai à l’institut français de Dakar. Théâtre à l'institut français En plein air, sous un vent frais, faisant mouvoir habits, foulards et même les bâches noires entourant la scène, les spectateurs commencent à s’installer timidement dans les tribunes du théâtre verdure du centre culturel de l’Institut français de Dakar. Public principalement européen, quelques Africains contribuent à meubler  le décor. Du  Cameroun au Congo Brazzaville, en passant par  le Bénin, la  Mauritanie ,… et le Sénégal, ce sont des couples, de petites familles, des groupes d’amis, des artistes (acteurs, metteurs en scène, musiciens,…) qui ne voulaient en rien manquer ce rendez-vous. Au menu Traces. Discours aux nations afri...

Non ces images n'ont rien à avoir avec l'accouchement de Halima Cissé

Le ministère de la santé du Mali a annoncé, ce 04  mai 2021, l'accouchement de Halima Cissé qui a donné naissance  à neuf bébés dans un hôpital du Maroc ,dont 4 garçons et 5 filles. L'information a été partagée par plusieurs sites en ligne et comptes sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter. Ces posts sont accompagnés de photos supposées montrer la maman des neufs bébés et les nourrissons.  On peut y voir une femme  sur un lit d'hôpital  assistée par une autre dame  et entouré d'un service médical, aussi des bébés alignés sous des couveuses. Cependant après une recherche d'images  inversées sur Google, nous avons pu retrouver ces mêmes photos sur d'autres publications. Elles sont antérieures à l'accouchement de Halima Cissé. En 2019 une Texane accouche de 9 bébés  En effet,  nous avons trouvé la première image ( la femme avec le service médical ) sur plusieurs autre sites, ici , ici , ici , ici ...,  et sur france.info . ...

« Fils » une Tunisie sous divers problèmes

Sous le titre « fils » l’ institut français a mis en scène Ce vendredi17 avril, le  long métrage du réalisateur tunisien Mehdi Barsaoui à 20h30. Dans un cadre très dramatique le film retrace l’histoire de deux parents qui veulent à tout prix sauver leur fils. Ce vendredi 17 avril, l'institut Français de Dakar a projeté le film de Mehdi Barsaoui à 20h 30 à la salle de cinéma. La fiction,  C’est une Tunisie de 2011 quelques mois après la chute de ben Ali et quelques semaines avant celle de Kadhafi. Dans cette salle rectangulaire et hermétique ou le climatiseur fait office de fraicheur, Le silence prévoit, le public attentif, place à l’histoire de Aziz ben Youssouf. Au fond de la salle, l’écran s’ouvre sur un couple aimable, tous les deux ont chacun un travail avec des responsabilités, un fils adorable et des amis sympas. Lors d’une excursion en voiture dans le sud pays la petite famille est    prise pour cible par un groupe de terroristes. Leurs fils est g...

Makéna, le multidimensionnel

Il est parti Oumar Makéna Diop à jamais, cette fois-ci pas sur son TGV encore moins en France ou même Portugal    mais aux cieux dira-t-on. Un rendez-vous a jamais programmé manqué pour toujours. L’homme avec les « longues jambes » a fait briller le cinéma sénégalais à travers le monde. Une voix chancelante au rythme captivant mais qui émerveille au contact du petit écran. De Soriba dans les terres étrangères de France au  TGV de rambo pour le ramener à Souli le dernier souffle, Makéna se perd finalement    à Dakar aux terres de ces ancêtres.   Alors que le Sénégal célèbre le théâtre Dakar  aura eu  le privilège de le voir mourir. Ironique peut être mais c’est ainsi qu’on puisse le dire pour un homme parti longtemps pour vivre son art ailleurs. Sa passion pour le cinéma l’a mené dans divers régions du monde mais il ne pouvait pas se contenter que de cela. Il fallait qu’il image par le verbe et la musique. Avec Catherine ruelle il a conçu...